Rôle des moyens de transport dans le développement des villes.

Ce billet fait le résumé d’une conférence nommé URBTOD présenté par Florence Junca Adenot Directrice du Forum URBA 2015.

Avant le XIXe siècle, les villes se situaient en amont des cours d’eau.  Voilà pourquoi, beaucoup de villes sont des îles. Une île est entourée d’eau, donc tout autour de l’île on peut y habiter et y circuler.  La ville de Venise est un bel exemple du rôle de l’eau pour faire circuler marchandises et habitants de la ville.  La proximité de l’eau permet un approvisionnement en eau potable et aussi un apport pour irriguer les terres pour l’agriculture de proximité.

Du XIXe siècle jusqu’à 1940, le chemin de fer a joué un rôle et les gares ont favorisé un peuplement autour d’elle.  De là, il y a eu densification de la population autour des gares et de par ce fait les populations ont pu s’éloigner quelque peu des cours d’eau.  Déjà les canalisations d’eau et la naissance des égouts favorisent l’étalement.  C’est la période des gares, de l’exode rural et de la naissance de l’âge d’or des transports collectifs.  Les rues, ruelles font leur apparition et servent principalement de moyen pour se véhiculer à pied ou à cheval.  Les bicycles, proche de celle que nous connaissons, font leur apparition vers 1890.  C’est après 1906 qu’apparait la première auto fabriquer en série la Ford T.

De 1940 à nos jours, c’est le rêve américain.  Un pourcentage de plus en plus élevé de famille possède une auto.  En 1952, 90 % des citadins ne possédaient pas d’auto.  Les tramways apparaissent et permettent tout comme les trains un peuplement à l’intérieur de l’île autour du réseau qu’il forme.  Les ouvriers habitent près d’où ils travaillent.  Les usines sont construites à proximité des résidences ce qui occasionne une qualité de vie qui se dégrade surtout quand l’usine pollue.  Le bruit des machines et l’accumulation des déchets industriels contribuent à la salubrité des quartiers.  Les commerces se développent et il apparait des rues commerciales.  Quand l’économie prospère, le commerce en tire avantage et se développe.

L’industrie automobile attaque et impose aux villes de nouvelles normes dans les années 1955 pour Montréal, le TC est délaissé pour faire place à l’automobile.  Les centres d’achat émergent et l’étalement urbain devient une règle.  Le travailleur s’éloigne de son travail et les rues de la ville sont dominées par l’automobile.  En 2005, d’après statistique Canada 74% des déplacements des personnes de 18 ans et plus se faisaient en automobile tandis que 19% utilisaient le transport actif.

Le rapport TC/Auto est de 25% en moyenne présentement.  Près  des pôles de TC le ratio passe à 40 %.  L’incidence d’être près d’une station de métro favorise le transport par TC.  De plus dans les rapports PMD qui axent le développement des villes autour des TOD, l’émergence de commerce et de tours à condominiums dans un périmètre de 500 m favorise et amplifie cette tendance.  Économiquement l’édification autour des stations de métro de piste cyclable, de chemin piétonnier, de commerce de proximité peut jusqu’à un certain point renverser la popularité du transport en automobile.

 

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